Dix ans de com, et toujours pas une seule slide de 60 pages
Je m’appelle Lilian. Pendant six ans, j’ai dirigé la communication d’une
société leader sur son marché en Europe, avec les budgets à défendre et les
arbitrages qui vont avec. J’y ai vérifié chaque semaine la seule règle qui
compte vraiment : une idée qu’on ne sait pas raconter ne sort jamais de la
salle de réunion.
Puis trois ans auprès de teams de sport automobile. Un monde où le planning
tient jusqu’à ce qu’il pleuve, où l’on monte une vidéo sur un coin de stand
pendant qu’une clé à choc hurle à deux mètres, et où le contenu part dans
l’heure ou ne part jamais. C’est là que j’ai appris la vidéo, et compris que
le meilleur message du monde n’existe pas si personne ne le regarde. J’ai
aussi fait un an en agence, le temps de compter quatre validations et deux
comités entre le brief et le livrable. Je suis parti avant le comité suivant.
Ma spécialité, c’est la communication au sens large : ce que vous dites, à qui,
dans quel ordre et pourquoi. La vidéo est aujourd’hui le moyen le plus efficace
d’y arriver, mais ça reste un moyen. En revanche, dans la vidéo, ma spécialité
c’est le vertical. Deux secondes pour accrocher, trente pour convaincre, et un
spectateur debout dans une file d’attente qui n’a pas mis le son et ne le
mettra pas. C’est un exercice de style, et c’est exactement ce qui me plaît.
J’ai fini par apprendre à créer des sites pour ne plus dépendre de personne
sur la dernière brique : celui-ci en est la démonstration, vous êtes dessus.
Avant tout ça, il y a eu le rugby. J’étais nettement meilleur en troisième
mi-temps que dans les cinq derniers mètres, mais on y apprend une chose qui me
sert tous les jours : un groupe qui se parle avance plus vite qu’une addition
de bons joueurs. Ça tombe bien, les gens que je filme ne sont pas comédiens.
Ce sont des chefs d’entreprise, des mécaniciens, des bouchers, et la plupart
détestent se voir à l’écran. Mon travail commence vraiment quand ils oublient
la caméra, et ça ne s’obtient avec aucun matériel.
Tout commence par une demi-heure de discussion, gratuite et sans engagement.
On regarde ce que vous voulez dire, à qui, et si j’ai des idées. En général
j’en ai.
Contact